I-Pilot, premiers essais22/02/2010 Nederlandsatlige versie hier
Saint-Nicolas" est passé nous apporter ce cadeau, ce fut la première pensée qui me vint à l’esprit lorsque j’appris que le I-Pilot de Minn Kota était enfin arrivé.Je l’avais déjà aperçu sur différents salons de la pêche, mais je n’avais jamais pu le voir fonctionner. Un sommaire bulletin d’information reprenant ses possibilités était tout ce que j’avais pu trouver.
La description m’avait rendu très curieux et j’avais hâte de découvrir le premier moteur électrique dirigé par GPS.
La marque Motorguide présente sur certains de ses modèles avec la fonction « Pinpoint » la possibilité de coupler un système GPS, mais je ne connais personne qui a déjà utilisé cette fonction. Ce système, nécessitant un système externe de GPS couplé à une superbe mais onéreuse série de ne présentait pas un fonctionnement des plus aisés. Dorénavant une alternative, meilleur marché, est disponible pour les front-trollers V2 et Terrova de la marque Minn kota.
Les informations que j’avais finalement pu obtenir m’ont rendu fou de curiosité. Finalement, j’ai pu mettre la main sur un modèle destiné au Terrova. La version V2 de l’I-pilot n’étant pas encore disponible, il ne me restait plus qu’à trouver quelqu’un possédant un Terrova V2 sur son bateau. J’ai donc contacté Willem Beijeman qui habite comme moi à Nieuwkoop.
Un bref coup de téléphone fut suffisant pour le convaincre. Willem était tout aussi curieux que moi. Rendez-vous fut pris le 9 novembre 2009 sur le Zegerplas, près d’Alphen aan den Rijn.
D’après la notice, le placement d’un I-pilot sur un Terrova est du type « Plug And Play » . La tête du moteur est fixée par 4 vis, la plaquette du compas, qui doit être enlevée, est remplacée par le I-pilot. Cette opération devrait être simple à réaliser. Il suffit de déconnecter la prise venant du compas de manière à ce dont le I-pilot puisse y être branché. Pas moyen de détacher cette prise. Même Willem, qui possède des doigts de charpentier, n’y arrive pas. Finalement après avoir bien rigolé que l’un comme l’autre n’arrivait même pas à détacher une simple connexion, la pièce lâche prise. Heureusement, la prise de l’I-pilot se fixe sans encombre.
Le boîtier et la commande de l’I-pilot s’insèrent sans encombre et, après avoir resserrés les 4 vis, tout était déjà installé. Pour le V2, il y a apparemment plus de travail. Dans le manuel d’installation, il y a 2 pages destinés au Terrova contre 15 pages pour le V2. Maintenant, place au test pratique.
La remorque est attachée à la voiture et nous voilà en route pour le Zegersplas qui se trouve près d’Alphen aan den Rijn. En cours de route, nous mettons rapidement un plan d’action au point de manière à ce que nous puissions commencer dès la mise à l’eau du bateau. Le vent est bien présent et des rafales de 3 à 5 Beauforts rendent les conditions un peu plus difficiles...
Pour cette raison, nous nous rendons de l’autre du lac de manière à être protégé du vent. Sur place, j’estime le vent encore à 3 Beauforts.
Dès notre arrivée sur place, nous déployons le Terrova dans une position suffisamment haute pour que le moteur reste encore au-dessus de l’eau. Nous appuyons sur le bouton « R » ( Record – enregistrement ) et effectuons ensuite des trajectoires en S à ‘aide du moteur thermique. La vitesse de déplacement n’a aucune importance sur l’enregistrement de la trajectoire. Le I-pilot enregistre seulement la trajectoire.
Willem possède deux Lowrance HDS sur son bateau sur lesquelles les trajectoires effectuées sont bien visibles.
Après avoir pressé le bouton « R » une deuxième fois, la trajectoire est enregistrée.
D’après la description de la notice, vous devez vous trouver à moins d’un quart de miles ( 400 m. ) de la trajectoire enregistrée pour que la fonction puisse s’enclencher en branchant le moteur électrique.
Deux possibilités s’offrent à vous ; « Trackt to start » et « track to end » Si vous optez pour « Track to start » le moteur vous conduira au point de la trajectoire enregistrée le plus proche de vous et la suivra jusqu’à son début. Si vous optez pour « Track to end », le moteur fera exactement la même chose, mais il vous enmenera jusqu’au dernier point de la trajectoire enregistrée. Attentifs, nous suivons les changements de direction du moteur. Le bateau tangue beaucoup, cela s’explique par le vent qui souffle assez fort.
Si nous regardons le GPS, on se rend compte que le moteur suit effectivement de très près la trajectoire enregistrée. Au maximum un écart de 3 à 5 mètres, pas plus. Le moteur suit la trajectoire en effectuant de nombreuses corrections.
Par contre, si nous nous installons à l’avant du bateau les déviations diminuent fortement. Le bateau est probablement moins sensible aux rafales de vent suite au déplacement de poids vers l’avant.
En spectateurs passifs, nous restons assis pendant que le I-pilot conduit le moteur. Comme il ne faut plus diriger le bateau, Willem pense déjà aux avantages que ce système apportera aux guides de pêche.
Finallement, une marge d’erreur de 3 à 5 mètres peut sembler beaucoup, mais combien de personnes sont capables de diriger un bateau pendant toute une journée de manière aussi précise.
Libéré de cette contrainte, vous pouvez ainsi vous concentrer d’avantage sur la pêche ou dans le cas de Willems l’accompagnement de pêcheurs ( Willems est guide de pêche ) Le compas. Quel compas ?
Bien sûr, le I-pilot a un compas/GPS électronique qui possède les mêmes capacités que l’auto-pilot. Ce denier étant connu, nous n’allons pas nous étendre dessus.
Ensuite, le I-pilot dispose également de la fonction « I-pilot advanced ». Cela semble intéressant. Grâce à cette fonction, le I-pilot créé une ligne droite virtuelle composée de point de référence dans la direction où l’on navigue. Nous dirigeons le bateau dans la direction d’un haut-fond et enclenchons le « cruise control ». Tout comme dans une voiture, cette fonction permet de régler la vitesse en fonction du GPS.
La vitesse relative au sol est programmée et maintenue de manière très précise. Les bourrasques de vent frappent le bateau, mais la vitesse est parfaitement maintenue. Entre-temps, le bateau se dirige vers le haut-fond.
De temps en temps, une faible correction automatique sur la droite ou sur la gauche se fait ressentir. Sur l’écran du GPS se dessine une ligne droite parfaite.
C’est incroyable comme la précision de cap et la vitesse du bateau est conservée.
Même en zoomant au maximum sur le GPS, on ne peut pas déceler de changement de cap. Une ligne droite parfaite. Willems est de plus en plus enthousiaste.
« Hé Marco, quand est-ce que cet appareil sera disponible » demande-t-il. Je ne le sais pas exactement, mais apparemment il serait de stock pour fin janvier 2010, mais je ne peux pas le promettre à l’heure actuelle.
« Combien cela va-t-il coûter ? » est la question suivante. Sur la liste actuelle des prix 2010, le prix mentionné est de 599 euros. « c‘est beaucoup d’argent » répond Willems.C’est vrai, mais vous ne devez déjà plus acheté d’auto-pilot et ni de co-pilot. Ces 2 options coûtent plus ou moins 500 euros soit le prix de l’I-pilot. Willems se rend compte que le cas du modèle V2, la pédale de commande n’est plus utilisable.
Dans le cas du Terrova, la commande au pied est toujours utilisable avec le I-pilote permettant même de commander certaines fonctions de l’I-pilot par le biais de cette pédale. Dans le cas du V2, il ne vous est même plus possible de brancher le co-pilot, cela reste possible avec le modèle Terrova. Mais dans cas, le co-pilot est électroniquement éteint dès que l’on utilise le « I-pilot ».
Entre-temps, nous sommes arrivé de l’autre côté du lac. Parlons maintenant de la fonction « spot-lock ». ( fonction ancre électronique ) Willems lance rapidement une bouée de marquage.Nous nous en éloignons un peu pour ensuite pointer l’avant du bateau vers cette bouée. Arrivé à hauteur de la bouée, j’enclenche la fonction »spot-lock ».
Après 1 à 4 secondes, le moteur tourne complêtement sur son axe et augmente sa puissance pour revenir sur le point où j’avais enclenché la fonction « spot-lock ». Arrivé à hauteur de cette position, le I-pilot diminue les gaz et maintient automatiquement le bateau sur place. Fantastique.
Maintenant je laisse le bateau dériver avec le vent et à hauteur d’un taluds, et j’enclenche à nouveau la fonction « spot-lock ». Le I-pilot positionne d’abord la proue du bateau dans le vent pour ensuite se maintenir parfaitement su place. Willems prit rapidement une canne verticale et laissa descendre un leurre. Le fil de sa ligne resta parfaitement droit et sur l’écran du GPS on pouvait voir que le bateau resta parfaitement sur sa position. Je pense même que le bateau était moins sujet aux mouvements des vagues que si nous avions jettés l’ancre Avec le I-pilot, vous pourrez donc parfaitement pêcher au flotteur ( flotteur coulissant et poisson mort ) Aucun risque que votre fil se prenne dans la corde de l’ancre, vous pourrez même légalement pêcher au flotteur sur le Noordzee kanal ( PS : la pêche au fotteur nécessite une position immobile du bateau d’où l’utilisation d’une à deux ancres. N.B. l’utilisation d’une ancre est interdite sur le Noordzee kanal.
Maintenant, nous avançons lentement avec la fonction « advanced autopilot » enclenchée qui nous emmène à une vitesse de 0,5 miles/heure vers la bouée. Grâce à cette vitesse, lente et constamment gardée, je peux même maintenir une légère tête plombée en contact avec le fond. Nous restons sans voix quant aux possibilités qu’offre ce système et sommes persuadés qu’il permettra d’améliorer le résultat de nos parties de pêche.
Le contrôle du bateau est, en effet, une des plus importantes conditions pour obtenir du résultat en pêche à la verticale, certainement lorsque les conditions météorologiques sont difficiles. Le I-pilot le fait dorénnavent pour vous. Comme Willems l’a déjà fait remarqué, le prix est finalement très attractif. Il vous suffit d’acheter le moteur sans co-pilot car le I-pilot fait mieux. Les seuls reproches que l’on peut noter sont ; que le système est aux normes US et non pas métrique et que, en cas de pluie, l’écran de la commande est rapidement rendu illisible par les gouttes d’eau. Il vous faudra systématiquement essuyer l’écran pour pouvoir le lire.
Dimanche prochain, nous nous rendrons sur la rivière pour voir comment le I-pilot se comportera dans le courant et autours des épis rocheux où les courants peuvent fortement changés tant en puissance qu’en direction. Mes espérances étaient élevées, mais le I-pilot les a vraiment comblés. Ce système est véritablement une valeur ajoutée et permettra de meilleurs résultats de pêche.
Voulez-vous en savoir plus, le forum néerlandophone de l’I-pilot est disponible sur Roofvisnet.nl
Auteur:
Marco Groenenberg - EVIN.NL
Robin, Michel






