Sortie découverte en compagnie de Bob, 12/08/2010 Le projet était en l’air depuis belle lurette.
Quelques mails plus tard le rendez-vous était fixé pour le jeudi 12/08/2010.
La destination sera la Hollande où Bob me conseillera de tenter notre chance sur un fleuve à courant soutenu. Je ne me fais pas prier et c’est avec plaisir que j’accepte.
Vu le type d’eau, nous prenons mon LUND, Bob me servira de guide.
En chemin, Bob me conseille sur la manière d’aborder les postes.
N’ayant jamais pêché sur ce fleuve, je n’ai aucune expérience pour pêcher entre les épis rocheux. Ceux qui ne l’ont jamais fait et qui pensent que c’est facile se trompent lourdement. Il faut oser lancer son bateau dans le courant en back-trolling tout en pêchant et surveillant la navigation.
Mentalement, je réfléchis au potentiel que possèdent ces rivières ; sandres, perches, brochets, aspes etc…
La mise à l’eau faite, nous nous dirigeons vers le premier poste.
Suivant les bons conseils de mon guide j’aborde la veine d’eau et évite les obstacles cités au mètre près par Bob. Toutes ses explications sont parfaitement correctes.
Il faut dire qu’avec un mentor comme Wim Van de Velde, il ne pouvait être mieux formé.

Dès notre première dérive, Bob ferre sur un petit sandre qui, malheureusement, se détachera mais il se rattrapera lors d’une deuxième touche.
Le poisson est mis au sec et pose pour la photo.
Pendant que Bob attrape du poisson, je chipote avec mon matériel, je n’arrive pas me placer convenablement dans le courant. La peur d’abimer le moteur est bien présente sachant qu’il sera bientôt mis en vente.
Apprendre à se placer correctement dans ce fort courant tout en surveillant la forte navigation fluviale et en essayant de pêcher ne s’apprend pas en 5 minutes.
D’après Bob, le niveau est de l’eau beaucoup plus haute que la normale.
Les touches et les captures sont quasi inexistantes.
Nous explorons plusieurs endroits à la recherche de poissons mais rien n’y fait. Les spots indiqués par Bob ne livrent aucun poisson.
Vu le peu de résultats, on se demande quelle est la cause de cette déconvenue ?
- Le niveau anormalement élevé de la rivière?
- La conduite du bateau?
- Le shad utilisé ?
Ce dernier est le dernier élément que nous pouvons modifier.
Dans l’après-midi, nous passons d’un shad à forte caudale à un modèle style finn’s.
Bob change également et quelques minutes plus tard, il met son 3ème poisson au sec tandis que mon compteur reste désespérément sur zéro.
Changement d’endroit, nous revenons sur un spot déjà visité le matin.
Bob qualifie cet endroit de spot à aspe. Equipé d’un shad possédant une toute autre action, nous abordons, cependant, l’endroit sans trop d’optimisme.

Tout à coup, Bob se redresse pour ferrer, il vient d’avoir une touche style « coup de fusil ».
Les rushs sont puissants, sa canne est complètement pliée en deux, et Bob n’arrive pas à faire décoller le poisson du fond.
Encore quelques rushs bien puissants et Bob annonce, sans l’avoir déjà vu, qu’il doit s’agir soit d’un beau brochet ou d’un aspe.

L’issu de la partie est incertaine jusqu’au moment où le poisson est prisonnier de l’épuisette.
C’est un aspe.
Il est magnifique. Une véritable "flèche d'argent".

Le shad est complètement englouti dans la gueule du poisson.
Nous nous dépêchons pour décrocher le leurre, mesurer le poisson, faire quelques photos et relâcher au plus vite ce magnifique poisson.

Bob vient de battre son record d’aspe.
En effet, il passe de 57 à 71 cm.
Bob est aux anges et je suis heureux de partager avec lui ce merveilleux moment.
Un jour de misère en terme de capture se transforme subitement en jour de fête. C’est cela la pêche.
Nous reprenons la même dérive tout en observant de nombreux poissons sur l’écran de l’HDS-8.

Nous reprenons la même dérive tout en observant de nombreux poissons sur l’écran de l’HDS-8.
Tout à coup, YES, enfin, mon premier poisson est mis au sec.
En réalité, il n’est pas grand mais croyez-moi après une journée sans poisson il me semblait tout simplement gigantesque.
Notez la taille de l'épuisette en rapport avec la taille du poisson.
Nous remettons le bateau sur la bonne dérive, aidée en cela par les traces laissées sur l’écran du GPS. Et BANG, une énorme touche vient me secouer le poignet.
Je ferre immédiatement mais le poisson se détachera assez rapidement.
Dans le feu de l’action, Bob a quand même pu identifier le poisson, il s’agissait d’un aspe d’une taille nettement plus modeste que son poisson.
Nous essayons quelques autres spots sans rien capturer.
Nous devons mettre fin à cette journée de pêche mitigée en terme de nombre de capture mais super en terme de qualité de poisson ainsi que par la présence d’un très agréable compagnon de pêche.
Bob, je repars avec toi pêcher quand tu veux.
PS : dans le récit de notre sortie sur son site, Bob a eu la gentillesse de ne pas faire mention d’un certain poisson que j’ai raté. Près d’un épi rocheux, à quelques mètres du courant principal du fleuve, je ferre un poisson. Une touche. Tout heureux, j’essaye de ramener le poisson. Impossible. Il nage inexorablement vers le milieu du fleuve.
Aidé par le puissant courant, le poisson me prend des mètres de fil sans que je ne puisse faire quoi que ce soit.
Et ce qui devait arriver, arriva.
Mon fil cassa net.
Un monstre de poisson me direz-vous. Que nenni.
La coupable de ce drill d’enfer était une simple brème qui avait utilisé le flanc de son corps pour rejoindre le courant principal et casser ma ligne.Devinez qui n’était fier du tout ? Votre serviteur bien sûr.
Michel






