Perches et surprise05/11/2011
Une sortie « perches » sur les canaux que je fréquente offre rarement des surprises.
Ici pas de brochet, à espérer, même si dernièrement et à notre grande surprise nous en avons vu un nager à moins de deux mères de nous. Peu ou pas de sandre, les « tout » derniers survivants se terrent afin d’échapper aux braconniers de différentes nationalité y compris belge.
Le « focus » est sur les perches ou plutôt perchettes vu leur taille qui dépasse rarement les 20 cm.
Lors d’une sortie « perche(tte), j’alterne toujours le drop-shot, petit leurre souple avec tête plombée en finesse et leurres durs.
Pour les leurres durs, je n’utilise plus que deux modèles :
- illex chubby 38 en colori vairon et goujon,
- Lucky craft Bevy Vibe 40 S en coloris mat chart.
Il est amusant de voir qu’un coloris aussi « criard » que le mat chart » cartonne avec le Bevy Vibe 40 S alors que des coloris comme le fire tiger ne donne rien sur le Chubby. Vraiment curieux.
Mais parfois, lorsque la veille on a brulé beaucoup de cierges, un miracle se produit.
Pour cette sortie, nous commencions à un endroit qui ne donne pas grand chose.
Il a le mérite d’avoir un emplacement de stationnement immédiatement le long du canal. C’est à peu près tout. D’ailleurs, on y voit rarement des pêcheurs, les braconniers y ont tout emportés.
Ce jour là, j’avais troqué ma Berkley Ripple pro contre ma G-Loomis NRX. Je voulais savoir si mon ensemble (G-Loomis/Shimano Core MG51/tresse Stren 0,08) était capable de propulser un leurre de 3,5 gr tel que le Lucky Craft BV40S.
Pour couper court, la réponse est oui. Seulement ne voilà t-il pas qu’au premier lancer, le leurre n’a pas le temps de descendre que je ressens une « belle » touche. Après mon ferrage, je n’ai pu que desserrer mon frein et de laisser prendre le poisson plusieurs mètres de tresse.
Surpris, je me mis à rêver du sandre de ma vie. Le drill dura suffisamment longtemps pour attirer la foule. Il aura fallu un petit bout de temps pour que mon rêve d’un « super sandre » se transforme en capture d’une belle carpe.
Cette dernière avait bien et bien le petit lipless accroché à sa bouche. Après la mise au sec du poisson, j’ai, par acquis de conscience, gouter mon lipless et je vous assure qu’il n’avait pas le parfum quelconque d’une bouillette à carpe.
Le poisson faisait un peu plus de 80 cm et devait, selon un pêcheur de carpe ayant assisté à la scène, peser une dizaine de kilos.
Je n’en sais rien car je ne l’ai pas pesée mais elle était vraiment lourde.
Je vous laisse savourer les photos.
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Robin et Michel










